vendredi 3 novembre 2017

La Turquie

 Le pays est immense.les paysages très varies, de montagnes en désert, je longe parfois la mer. Une chose simple d'un bout a l'autre : accepter chaque invitation au Thé et plus si affinités. j'avance á bonne allure durant tout l'été, m'arrêtant tout de même plusieurs fois par jour á la demande de gens toujours chaleureux et qui cherchent souvent la meilleure façon de m'aider á vivre mon voyage en essayant de trouver la solution la plus honorable de m'héberger : pas chez eux mais pas dehors, cela donne donc souvent des endroits originaux pour passer la nuit,  citons au hasard :

-Le toit d'une station service,
-la réserve d'un bar,
-une gare routière,
-une salle de prière,
-un garage a bateaux,
-un supermarché...

La Turquie est aussi l'occasion de tester le site warmshowers.org, le site d'accueil des cyclotouristes  :
Kamuran m'héberge á Istambul, Ramazan á Osmancik et Polat á Trabzon. Trois accueils mémorable qui sont autant de bonnes pauses dans un quotidien rythme par l'omniprésence automobile : "je me lève avec eux, je pédale toute la journée avec eux, puis dîne près d'eux pour finalement me coucher a coté d'eux" une rhétorique parfois pénible que je répète comme un mantra.
Une constatation personnelle aussi et qui sera finalement confirmé par mon hôte nihiliste de Trabzon, ce pays semble fracture, constamment divise, entre religieux et athées, villes et campagnes, partisans ou opposants d'Erdogan( tout ceux qui m'ont accueilli m'ont dit être clairement oppose a sa politique), traditionalistes et "modernistes"et bien sur riches et pauvres. Tout cela amène énormément de frustrations et finalement une envie de partir de la plupart des jeunes que je rencontre et qui m'explique qu'ici il ne trouverons jamais la prospérité financière a laquelle ils aspirent a moins d'entrer au "Parti".
Après un peu plus de 2000 kilomètres dans la chaleur de l'été, je quitte la Turquie avec une multitude de nouveaux amis qui ont tous été ravi de ce prendre en photo avec moi, la fin de la Turquie est aussi marquée par ma rencontre avec un cyclo nommé Léon et avec qui je pense rouler quelques temps.
Merci a Tumer et sa famille qui m'ont invité á Ordu et a tout les autres.

La carte :


 Un jour en Turquie :

 Départ lent, je suis invité á un café par les employées de la station service près de laquelle j'ai dormi, l'ambiance est sympathique et franche, avant de repartir je me vois offrir un plateau repas et quelques tranches de pain. Arrivée tranquille sur Corlu pour la première invitation au thé de la journée. Direction Silivri près de la mer de Marmara, je monte et descend á toute vitesse pour finalement voir arriver la mer bien plus tôt que "prévu". Croisement de ma route qui me paraissait déjà énorme avec l'autoroute qui n'a définitivement plus rien á voir. Première sortie, je fuis vers la mer ... regrette mon choix... hésite, le bord de mer est pourri de villages privatisés et de demeures bourgeoises bumkerisées et gardées d'hommes armes. La fuite, l'ultime fuite ne sert á rien, car comme les locaux ce plaisent á me le dire : "c'est comme ça jusqu'à Istambul". La nuit approche déjà, je demande de l'aide pour savoir ou je peux poser ma tente, la plage, ailleurs, loin, dans un camping? au MORT CAMP, non, MORCAMP. Le nom est tout trouvé pour ce bout du monde désespéré, l'accès par une route poussiéreuse ou ce bouscule les mobylettes donne le ton. Les deux préposés á la circulation m'accueillent gentiment en m'indiquant la réception, je traverse alors l'incroyable boui-boui faisant penser á tout sauf á un camping, ici des camions jouent á qui fera le plus de bruit, lá des feux de barbecue dégagent une odeur de plastique brûlé, les chiens et les mouches ce partagent les restes de nourriture putréfiés par le soleil et tout cela gueule, bouge et pus au milieu d'un million de déchets. File d'attente, un ventilateur hors d'âge au plafond tourne á vitesse réduite en tapant á chaque tour un bout de lambris...Tac, c'est long...tac, discutions et négociations...tac, le couple devant moi refuse de payer vingt liras de plus...Tac, c'est long...Tac, mon tour : 

Moi -"Merhaba, did you speak english? ...Tac...
Lui  - Did you speak turkish? ...tac...
Moi - Non
Lui - Ah
Moi- OK, ça coûte combien?...tac...
Lui - 10 US dollars
Moi - Tessekuler, ciao...tac...

Tenté d'arracher ce maudit ventilateur du plafond, je me ravise de peur que la cabane ne s'écroule, le prix est décidément trop élevé pour dormir sur ce terrain crasseux ou aucun piquet de ma tente ne serai rentrés sans une masse de cinq kilos. Je pars du morcamp en le laissant á son inexorable mort. Quelques kilomètres sur des routes trouées et cabossées, des gens me saluent et me proposent de poser ma tente sur une aire de pique nique voisine, coincée entre l'autoroute géante et les villages privés de la bourgeoisie Stambouliote, l'endroit a des airs de morcamp, je reprends le vélo et pars en direction de la mer privatisée. Je longe la plage jusqu'à trouver de la pelouse propre, des gens attablés, je demande á poser ma tente et á ma grande surprise c'est ...oui et me voila invité á m'asseoir, á table ce trouve le gardien des lieux ainsi qu'un Stambouliote et ses deux amis Irakiens, ensemble nous mangeons le repas traditionnel arrosé d'une bière, je me vois finalement invité au kurdistan Irakien... nous verrons.
 
 Les Photos :            

Les gens :





 











 Istambul :
















 





 Les paysages :













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