mardi 7 novembre 2017

La Géorgie

 Un pays entre amis.
Léon et moi roulons ensemble durant cette traversé aventureuse, qu'il agréable de vivre ce voyage avec un si bon ami. Quelques jours dans ce pays, beau mélange entre la Turquie et la Russie, la Route à deux change beaucoup le rapport avec les gens, les accueils sont moins nombreux mais toujours fréquent. Batumi est la première ville Géorgienne après la Turquie, nous nous y arrêtons pour décider de notre route, ce sera la "Goderdzi pass" à quelques 2000 mètres plus haut que les plages de la mer noire, avec en bonus les trente derniers kilomètres avant le col et les trente qui suivent en descente ce trouve etre un mélange agréable de cailloux, de sable et d'eau, pause de deux jours dans le dernier village de la route ou nous reprenons des forces avant l'ascension. Le premier jour nous montons 1400 mètres de dénivelé en 35 kilomètres à une allure moyenne de 5.5 KM/Heure, nous atteignons le col avec un nouveau record en poche : 47 coups de klaxon. Deuxième jour, cette fois en descente avec la grande surprise de découvrir une piste encore plus démolie ou cette fois le torrent passe vraiment au milieu de la route. Cinq cents mètres plus bas, le relief s'aplani et le bitume revient, je ne redescendrai pas au niveau de la mer avant longtemps. 
 Les quelques jours suivant nous les passons à travers les paysages formidables de la campagne Georgienne parsemée de quelques villages, nos péripéties continues chaque jours souvent grâce au gens que nous rencontrons. Le dernier jour de notre voyage en commun nous échappons après beaucoup d'efforts à une soirée potentiellement dangereuse : 
Cinq kilomètres sur une piste boueuse pour finalement arriver aux abords d'une minuscule église près de laquelle nous trouvons un abri pour ce protéger de la tempête qui arrive, bière fraîche après avoir pris possession de l'endroit, une demi heure plus tard une voiture approche, trois types en sortent, bouteilles à la main, notre calvaire ne prendra fin que grâce à une fuite rocambolesque, nous profitons de les voir s'éloigner vers le village pour y acheter de nouvelles bouteilles afin de revenir ici les vider, à peine ont il disparu à l'horizon que sans mot dire et à vitesse folle nous préparons nos affaires, enfourchons nos vélos et filons dans la pénombre de la plaine en suivant une piste presque claire en direction d'une ruine que nous avions vue de loin. Adrénaline. Persuadés d'avoir nos poursuivant derrière notre épaule, nous pédalons comme jamais pour finir par poser nos tentes à l'abri des regards mais en pleine tempête. 
Le lendemain est le temps de l'adieu, Leon et moi changeons de route, lui part vers l'Azerbaidjan alors que je poursuis vers l'Armenie... à bientôt Ami. Les derniers moments en Georgie ce font donc seul dans un paysage désertique d'altitude, dernier col et petite descente sur une mauvaise route pour finalement atteindre le poste frontière de l'Armenie.

La carte :



Un jour en Géorgie,

Départ de bonne heure vers le prochain col, nous quittons le stade d'Akhaltsikhe après avoir déjeuner dans les tribunes en étant saluer par tout les sportifs du village. Retour à la route, trois kilomètres de faux plat puis commence la vraie montée vers Ahalcalaki. Paysage grandiose, la route serpente entre rivière et montagnes, les couleurs varient peu, passant juste du jaune brûlé à l'orange foncé. Sur notre route, il n'y à pour ainsi dire : Rien, pas de villages, peu ou pas de voitures et de camions, juste le désert qui commence. Nous prenons un temps considérable à monter encore et toujours, petit plateau, deuxième vitesse, ultime pause devant la ville, délicieux café Géorgien puis quatre lacets viennent à bout de notre acharnement volontaire, nous voici dans Ahalcalaki (j'adore répèter ce nom improbable), mon camarade convaincu par notre accueil dans le stade de la ville précédente (avec un nom tout aussi improbable) propose de renouveler l'expérience, la bienveillance à disparu et nous nous faisons clairement envoyer balader. Direction le centre ville, la nuit tombe, il est 20H30, quelques courses rapide, j'allume les lumières et recommence à rouler avec mon ami. Il nous faudra une dizaine de kilomètres pour trouver un endroit convenable derrière ce qui semble être un ancien bâtiment soviétique, détruit au possible, abandonné? Peut-être, mais l'expérience me fait dire que l'on ne sait jamais. Ce soir donc repos à l'abri de ce qui a dut être un quai de gare durant l'époque communiste, combien de gens ce sont salués, séparés, retrouvés, embrassés sur le quai de ce bout du monde dans les montagnes de Géorgie pour que des décennies plus tard il finisse par servir d'abris à deux cyclovoyageurs fatigués?

 Les Photos :

































































1 commentaire:

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