mercredi 21 juin 2017

Retour a Vladicin han

C'est après une longue pause que je reprends donc mon incroyable route vers la Nouvelle Zelande. Le voyage démarre "porte Mayot" dans l'ouest de Paris. Je monte dans une navette bondée après avoir pris le temps de serrer ma soeur dans mes bras, les yeux humides je m'assois près de la fenêtre, direction Beauvais. Checking a l'arrivée a l'aéroport, trois mètres devant moi Camille (dont je ne connais pas encore le prénom) ce fait recaler pour baguage trop encombrant, vient mon tour, ça passe, pris d'un élan de solidarité je propose mon aide a la jeune femme pour lui éviter les frais, rendez vous en salle d'embarquement. Deuxième contrôle, le petit homme préposé a l'emmerdement général m'interdit d'aller plus loin, prétextant qu'il est impossible d'accrocher une tente sur le sac, gardant mon calme je propose de payer le supplément, impossible, booking fermé. C'est alors que je fais l'erreur de proposer de lui laisser mon sac pour retrouver la propriétaire de la tente, sans doute déjà en salle d'embarquement, impossible et méme risque car qu'ai je fait en acceptant le baguage d'une étrangère ? peut être suis je le complice d'une futur attaque? peut être en suis je méme l'instigateur... L'abruti collaborant a l'esprit aussi étroit qu'une serrure ne voit dans tout ce que je lui dit que de potentielles preuves de ma culpabilité, sa méfiance détraqué ce change logiquement en menace et le voila désormais convaincu que la seule solution a une banale histoire de tente est d'appeler la police eux seuls ayant sans doute la capacité physique a démontrer qu'une tente est bien une tente. Ma bonne étoile fait intervenir Camille, sortie de nulle part, négociations, délibérations, acceptation après paiement. Troisième puis quatrième contrôle sans problème, je quitte la France avec un 'bon voyage' agrémenté d'un sourire force de la préposée a la bonne image de la compagnie, un sourire mécanique censé rassuré le client, il entre maintenant dans le meilleur des mondes de la Sécurité, tout le monde ayant été certifié conforme et chaque baguage rentrant dans sa cage de 42x32x25 sauf surtaxe. Arrivé a Skopje a 23H30, Camille et moi passons plusieurs heures a discuté dans l'aéroport, le temps passe trop vite. Il est déjà plus de trois heures lorsque je monte dans le bus en direction de la gare internationale, seul, je redécouvre l'autoroute sue laquelle j'ai déjà roulé. Arrivé a la gare j'achète le billet salvateur qui me ramène après quelques heures a Vladicin Han. Je retrouve la ville inchangée comme si j'étais parti hier, café au Jazzva , j'y retrouve vite Decki et nous partons ensemble récupérer le vélo, quelques coups de pédales pour retrouver les sensations et je pose ma fière monture chez Nemanya car alors que l'orage gronde Decki m'invite a loger chez lui. Quelques discutions plus tard, je m'allonge dans un bon lit pour une longue nuit rythmée de rêves d'avion, de tente et de discutions autour d'une bière gratuite (ou volée) par une nuit fraîche quelque part en Europe de l'est. Merci Camille.... 

dimanche 11 juin 2017

La Grèce 2.0

 C'est au début de Novembre que je retrouve la Grèce ou je n'étais plus venu depuis trois ans, je retrouve avec plaisir ses merveilleux paysages et son soleil chaud en ce début d'hiver. Ma traverse du pays commence dans les montagnes pour ce rapprocher de la mer que je retrouve après la traverse de Thessalonique, je longe ensuite la cote grec jusqu'en Thrace grâce a une route formidable ou je multiplie les rencontres (cyclos Australien, Brésilien ou Suisse et auto stoppeur Polonais), les grecs m'ouvrent souvent leurs portes, me saluent et m'offrent parfois le thé ou le Raki. Je profite de temps a autres de la vacance des maisons du bord de mer devenue inhabitables par la montée des océans, de splendides et luxueuses habitations s'effondrant inexorablement. J'avance d'une centaine de kilomètres par jour grace a un temps très clément. Les villages que je traverse sont le plus souvent désert et en attente de la saison touristique. C'est a cent kilomètres de la Turquie que j'entame mon demi-tour vers la Serbie, il est maintenant trop tard dans l'année pour s'aventurer plus a l'Est, je reviendrai bientôt. Le chemin est cette fois diffèrent, je serpente entre les montagnes jusqu'à rejoindre le lac de Dojran ou je passe ma dernière nuit en Grece. Et c'est après une nouvelle traverse de la Macedoine marque de belles rencontres et de bon accueils que je retrouve mes amis Serbes.
 
 les Photos :































Demi tour.

Le temps est relatif, heureusement. Demi-tour donc, tant d'invitations et de rencontres ont considérablement ralenti mon avancée vers la Nouvelle Zelande. En France, en Autriche, en Hongrie, en Vojvodine, en Bosnie, en Serbie du sud, en Macédoine et en Grece, d'une nuit a plusieurs semaines, de mariages en fetes de village j'y suis partout bienvenu. Un voyage certe plus lent que les précédents mais aussi très épanouissant, l'hospitalité des Balkans marquera définitivement ce voyage, j'y rencontre une multitude d'amies et parfois plus. Sur ma route je redécouvre la formidable générosité des gens que je croise et qu'il m'est nécessaire de remercier. C'est après avoir dépose mon vélo chez mes amis Serbe que je prends l'avion pour Paris, non sans avoir pris un malin plaisir a photographier l'affiche prometteuse de l'aéroport de Skopje : "Welcome in Macedonia"... Vaste programme.









mercredi 1 mars 2017

Macedoine

J'entre dans ce pays à la fin du mois d'octobre pour quelques jours de vélo, le temps est à la fraîcheur et les conditions de voyage sont parfois compliqués (récit après la carte). Skopje, la capitale est le prétexte à une première pause, je suis invité chez Milos pour deux jours le temps de visiter la ville et de me confronter encore a ce que le voyage m'apporte de mieux : l'imprévu, ici comme souvent pas de place à la stagnation, vision particulière de cette ville où vit près d'un quart de la population du pays, et où des enfants en haillon dorment sur des parterre de marbre. Ma traversé du pays ce fait presque exclusivement sur l'autoroute que je ne quitte que pour demander le gîte, ainsi les accueils vont bon train et je dors souvent chez l'habitant, les macédoniens me surprennent autant que les Serbes même si il faut avouer que pédaler ici est souvent un vrai défi, récompensé toutefois par de splendide paysages et villes, particulièrement Orhid et son lac d'altitude ou je reste deux jours ainsi que le Parc National de Pelister que je visite a petite allure avant d'entamer l'immense descente vers la Gréce, en tout près de 120 kilomètres pour atteindre Edessa, un vrai plaisir après tant de cols. 


 La Carte :


 Un Jour en Macédoine :

Départ matinal vers six heure quinze, alors que le jours ce lève à peine je suis de nouveau invité, cette fois pour le petit déjeuner, tout est généreusement offert par mes hôtes .Je remonte doucement la route en bitume frais qui rejoint la bifurcation pour l'autoroute. Direction Kumanovo, brouillard laiteux pour le premier col de la journée, une longue montée de Sept pourcent qui dure et dure encore, heureusement les conditions de sécurité son plus que favorable, je roule sur la bande d’arrêt d'urgence. Le col est prétexte à une pause, ainsi je m’arrête sur le parking d'un bâtiment à l'abandon, tagué, fenêtres cassées avec ordures et immondices à la pelle, cependant et chose intrigante, dans tout cet amas de pierre en ruine un néon allumé subsiste, seul face aux abysses, ce pourrait-il que... non, non c'est en ruine, en altitude et rempli d'ordures; Café et clémentines, deux minutes passent et ... un homme âgé, dégarni et titubant sort de la ruine, il est huit heure quinze et il lui est impossible de descendre les trois marches pour atteindre le parking. Vision apocalyptique d'un monde qui sombre, le brouillard m'entoure, le vent froid fait gelé la pluie sur ma barbe et ici au milieu de nulle part, sur le parking d'une ruine en haut d'un col en Macédoine arrive ce fantôme titubant, désarticulé comme un pantin et qui ne sait que dire quand il me voit, juste un grognement, ajoutant un peu plus de mysticisme à ce moment. Mon café est froid. Je quitte le fantôme qui disparaît dans le brouillard, certains moments sont si bizarre. Descente du col, paysages intéressants, quelques villages puis arrive la déchetterie ... non la ville, la ville de Kumanovo : "plus la déchetterie qui précède la ville (en longeant la route) est longue, plus la ville est importante" (propos d'un Macédonien croisé à Skopje), une chose est sur, si cela ce vérifie alors Kumanovo est le centre Géo-Stratégique du nouvel ordre mondial, une ville plus importante que New York, Londres ou Tokyo réunis. dix kilomètres de déchets qui forment parfois de jolies petites collines, ici des bouteilles-déchets en plastique, là un matelas-déchet et même ici un bus-déchet en décomposition. C'est avec de l'acharnement que je conclus la difficile remontée des déchets pour une entée royale dans Kumanovo...stoppée au bout de vingt mètres par une tribu de "wild child"(enfants sauvage), ils quémandent non pas pour de la nourriture qu'ils jettent au sol quand je la leur donne mais bien pour un nouvelle dose de colle à cordonnier et les choses étant bien faite cela peut être payé directement en euro chez ce gentils artisan qui à bon cœur ... je passe en état second et me retiens de vomir. Demi-tour, je ressors de Kumanovo et reprends l'autoroute en maudissant tout ce que je peux, il me faut une heure supplémentaire pour atteindre un immense centre commercial vide et en parfait état, le Super-Mega-Super-Market-Géant n'a jamais ouvert, brèves explications avec le gardien qui m'autorise à y passer la nuit après m'avoir offert un thé. 
 
Les Photos :



 Skopje







La Campagne de Macédoine :



 





 La ville d'Orhid et son lac :











 Le Parc National de Pelister :