mardi 15 août 2017

De Serbie en Turquie

Qu'il est étrange ce voyage. A l'Est, toujours á l'Est, sans comprendre, juste attiré, aimanté. Je reprends doucement mes habitudes cyclotouristique et avance á petite allure, jour après jour après jour, les kilomètres ce succèdent, les accueils aussi et cette route je la connaît, déjà la troisième fois que je traverse la Macédoine. La Grece arrive á son tour, immuable, ligne droite vers le sud, nostalgique d'un bout du monde ou j'ai passé quelques jours il y a longtemps, je le retrouve avec plaisir, inchangé, étrangement calme et beau, les fleurs multicolores, les chaises en bois peinte en bleu, les chiens qui sommeillent á l'ombre et les bateaux attendant désespérément qu'un quelconque marin vienne les faire revivre...il ne vient pas. Repos nécessaire avant une quatrième traversée de Thessalonique toujours aussi périlleuse, puis l'Est encore et toujours. Je longe la méditerranée et ses villages écrasés de chaleur ou l'on m'offre chaque jour le café grec (ne dites pas qu'il est Turc), le delta d'Evros conclut mon séjour dans ce pays. 150 kilomètres plus au nord j'entre (enfin diront certains) á la fin du mois de juin dans Edirne en Turquie...

Les Photos :























mercredi 21 juin 2017

Retour a Vladicin han

C'est après une longue pause que je reprends donc mon incroyable route vers la Nouvelle Zelande. Le voyage démarre "porte Mayot" dans l'ouest de Paris. Je monte dans une navette bondée après avoir pris le temps de serrer ma soeur dans mes bras, les yeux humides je m'assois près de la fenêtre, direction Beauvais. Checking a l'arrivée a l'aéroport, trois mètres devant moi Camille (dont je ne connais pas encore le prénom) ce fait recaler pour baguage trop encombrant, vient mon tour, ça passe, pris d'un élan de solidarité je propose mon aide a la jeune femme pour lui éviter les frais, rendez vous en salle d'embarquement. Deuxième contrôle, le petit homme préposé a l'emmerdement général m'interdit d'aller plus loin, prétextant qu'il est impossible d'accrocher une tente sur le sac, gardant mon calme je propose de payer le supplément, impossible, booking fermé. C'est alors que je fais l'erreur de proposer de lui laisser mon sac pour retrouver la propriétaire de la tente, sans doute déjà en salle d'embarquement, impossible et méme risque car qu'ai je fait en acceptant le baguage d'une étrangère ? peut être suis je le complice d'une futur attaque? peut être en suis je méme l'instigateur... L'abruti collaborant a l'esprit aussi étroit qu'une serrure ne voit dans tout ce que je lui dit que de potentielles preuves de ma culpabilité, sa méfiance détraqué ce change logiquement en menace et le voila désormais convaincu que la seule solution a une banale histoire de tente est d'appeler la police eux seuls ayant sans doute la capacité physique a démontrer qu'une tente est bien une tente. Ma bonne étoile fait intervenir Camille, sortie de nulle part, négociations, délibérations, acceptation après paiement. Troisième puis quatrième contrôle sans problème, je quitte la France avec un 'bon voyage' agrémenté d'un sourire force de la préposée a la bonne image de la compagnie, un sourire mécanique censé rassuré le client, il entre maintenant dans le meilleur des mondes de la Sécurité, tout le monde ayant été certifié conforme et chaque baguage rentrant dans sa cage de 42x32x25 sauf surtaxe. Arrivé a Skopje a 23H30, Camille et moi passons plusieurs heures a discuté dans l'aéroport, le temps passe trop vite. Il est déjà plus de trois heures lorsque je monte dans le bus en direction de la gare internationale, seul, je redécouvre l'autoroute sue laquelle j'ai déjà roulé. Arrivé a la gare j'achète le billet salvateur qui me ramène après quelques heures a Vladicin Han. Je retrouve la ville inchangée comme si j'étais parti hier, café au Jazzva , j'y retrouve vite Decki et nous partons ensemble récupérer le vélo, quelques coups de pédales pour retrouver les sensations et je pose ma fière monture chez Nemanya car alors que l'orage gronde Decki m'invite a loger chez lui. Quelques discutions plus tard, je m'allonge dans un bon lit pour une longue nuit rythmée de rêves d'avion, de tente et de discutions autour d'une bière gratuite (ou volée) par une nuit fraîche quelque part en Europe de l'est. Merci Camille.... 

dimanche 11 juin 2017

La Grèce 2.0

 C'est au début de Novembre que je retrouve la Grèce ou je n'étais plus venu depuis trois ans, je retrouve avec plaisir ses merveilleux paysages et son soleil chaud en ce début d'hiver. Ma traverse du pays commence dans les montagnes pour ce rapprocher de la mer que je retrouve après la traverse de Thessalonique, je longe ensuite la cote grec jusqu'en Thrace grâce a une route formidable ou je multiplie les rencontres (cyclos Australien, Brésilien ou Suisse et auto stoppeur Polonais), les grecs m'ouvrent souvent leurs portes, me saluent et m'offrent parfois le thé ou le Raki. Je profite de temps a autres de la vacance des maisons du bord de mer devenue inhabitables par la montée des océans, de splendides et luxueuses habitations s'effondrant inexorablement. J'avance d'une centaine de kilomètres par jour grace a un temps très clément. Les villages que je traverse sont le plus souvent désert et en attente de la saison touristique. C'est a cent kilomètres de la Turquie que j'entame mon demi-tour vers la Serbie, il est maintenant trop tard dans l'année pour s'aventurer plus a l'Est, je reviendrai bientôt. Le chemin est cette fois diffèrent, je serpente entre les montagnes jusqu'à rejoindre le lac de Dojran ou je passe ma dernière nuit en Grece. Et c'est après une nouvelle traverse de la Macedoine marque de belles rencontres et de bon accueils que je retrouve mes amis Serbes.
 
 les Photos :































Demi tour.

Le temps est relatif, heureusement. Demi-tour donc, tant d'invitations et de rencontres ont considérablement ralenti mon avancée vers la Nouvelle Zelande. En France, en Autriche, en Hongrie, en Vojvodine, en Bosnie, en Serbie du sud, en Macédoine et en Grece, d'une nuit a plusieurs semaines, de mariages en fetes de village j'y suis partout bienvenu. Un voyage certe plus lent que les précédents mais aussi très épanouissant, l'hospitalité des Balkans marquera définitivement ce voyage, j'y rencontre une multitude d'amies et parfois plus. Sur ma route je redécouvre la formidable générosité des gens que je croise et qu'il m'est nécessaire de remercier. C'est après avoir dépose mon vélo chez mes amis Serbe que je prends l'avion pour Paris, non sans avoir pris un malin plaisir a photographier l'affiche prometteuse de l'aéroport de Skopje : "Welcome in Macedonia"... Vaste programme.